Interview de Fanny Laurent, auteure du roman Eldorado !

Aujourd’hui, nous vous présentons Fanny Laurent, auteure du roman Eldorado (Parution le 21 avril 2022)

 

 

Bonjour Fanny ! Ton roman Eldorado sort le 21 avril, que ressens-tu à l’approche de cet événement ?

Je suis impatiente d’enfin voir le résultat de plusieurs mois de travail et de recherches. J’ai hâte que tous mes amis, mes proches ainsi que les futurs lecteurs le découvrent. C’est une concrétisation, un véritable rêve qui se réalise !

C’est ton premier roman publié par une maison d’édition. As-tu réalisé d’autres ouvrages dans l’ombre ?

J’ai effectivement écrit un autre roman, Ganga, qui sera publié à l’automne par une autre maison d’édition. J’achève également mon troisième roman… Mais pour l’instant, je me consacre exclusivement à la sortie d’Eldorado !

Tu as grandi à Lyon et tu as, par la suite, voyagé au Canada et en Australie. Pouvons-nous dire que ton expérience personnelle et ton vécu ont joué des rôles majeurs dans l’écriture d’Eldorado ?

Quand j’étais petite, j’ai eu la chance d’énormément voyager avec mes parents et mon frère parce que je suis issue d’une famille curieuse et globetrotteuse. À dix-neuf ans, je suis partie en Inde faire une année d’échange universitaire et c’est à partir de cette expérience que j’ai attrapé le “virus du voyage”. J’ai réalisé que c’était simple de voyager seule, et la plupart des gens que je rencontrais sur ma route incarnait la bienveillance et le savoir-vivre. Je n’ai vécu que de bonnes expériences, notamment en étant invitée chez des habitants locaux ou en faisant de l’autostop. Pour moi, le voyage est rapidement devenu un point de repère et un enrichissement personnel. Les rencontres spontanées ont beaucoup à nous apporter !

Le sujet principal de ton roman porte particulièrement sur la transmission entre les générations, notamment les trois personnages principaux. Pourquoi avoir fait ce choix ? 

J’ai réalisé assez tard que ce sujet me passionnait. J’adore les secrets de familles, si bien que de nombreux livres que j’ai lus  jusque-là mentionnent des histoires familiales : La bâtarde d’Istanbul d’Elif Shafak (mon autrice préférée), À la mesure de l’univers de Jon Kalman Stefansson ou Les Steenfort, maître de l’orge de Jean Van Hamme sont tous issus d’une saga familiale qui m’interpellent sans que je n’en sache la raison. J’ai fait d’autres recherches pour Eldorado, surtout portées vers les transmissions implicites et inconscientes. En fait, je crois fermement que, à l’intérieur d’une maison, les enfants comprennent et ressentent toutes choses autour d’eux. Certains détails se transmettent inconsciemment par des réflexes, des postures ou des expressions ; les enfants intègrent des traumatismes ou des automatismes de leurs parents et les transmettent à leur tour, de génération en génération. C’est un patrimoine immatériel qui m’inspire énormément et je suis convaincue qu’il réside une malédiction dans la famille d’Eldorado où chacun se dépêtre d’un traumatisme dont il ignore réellement la source. J’ai notamment fait des recherches sur les études psycho généalogiques et la mémoire traumatique pour me guider dans la construction du roman.

Eldorado est scindé en trois grandes parties, évoquant les trois personnages centraux : Marco, Gina et Ernesto. Quel est le lien entre ces personnages ? Peux-tu nous parler d’eux, comment ils sont nés, quelles ont été tes sources d’inspiration… ?

Au-delà des liens familiaux, les trois personnages sont liés par le désir d’une vie meilleure et de leur eldorado. Pour les créer, j’ai été inspirée par la rencontre d’une dame, Odile d’Amato, mariée à un homme italien, Mario d’Amato. Après la guerre, son époux a dû fuir l’extrême pauvreté de l’Italie pour trouver refuge en France. Les cousins de Mario d’Amato décidèrent ensuite de partir en Amérique du Sud. Ces différents chemins tracés m’ont fortement aidée à créer le personnage de Marco, le premier protagoniste du roman. Il fuit l’Italie pour se rendre au Brésil et rejoindre des amis d’enfance, mû par la peur mais aussi l’espoir. Gina, sa fille, est engagée pour améliorer le monde des années 1970. Elle rejoint les luttes gauchistes et son eldorado se crée progressivement dans ce combat pour l’amélioration du monde. Son fils, Ernesto, est le déraciné de la famille. Il souffre de l’absence d’objectif dans sa vie et, sans savoir de quoi l’avenir sera fait, sa quête personnelle, avant d’atteindre son eldorado, sera d’abord de le trouver.

Dans les premières pages du livre, tu sembles mettre un point d’honneur à évoquer le sentiment de nostalgie de Marco et la description des lieux. Que cherchais-tu à transmettre, dès le départ, au lecteur ?

Je voulais tout d’abord parler d’un ancrage illusoire universel. Les gens sont, je pense, tiraillés entre un désir de nouveauté et un ancrage indélébile dans la société. Cette nostalgie de Marco, envers un monde disparu, est sa raison de vivre parce qu’il souhaite retrouver sa place. Même si ce socle familial reste rassurant, cela peut devenir un obstacle à la recherche d’une amélioration future. 

Le titre Eldorado fait référence à la contrée mythique de l’époque des conquistadors espagnols, connue pour son aspect chimérique. L’objectif de tes personnages ne serait qu’illusion ?

Ce concept est plus versatile qu’illusoire. L’eldorado est un élan vital, une intention qui nous pousse à vivre. Par exemple, certains personnages du roman trouvent leur eldorado dans la construction de leur famille, avoir des enfants et des petits-enfants. Mais, finalement, une fois leur eldorado atteint, ils restent insatisfaits et cette contrariété humaine peut ressembler à une illusion si nous avons en tête qu’un eldorado n’est rien d’autre qu’une ligne d’arrivée qui ne cesse de reculer…

Tu as écrit : « C’est ainsi que (…) nous trouvons un sens dans les gestes que nous accomplissons jour après jour. Grâce à cet endroit magique dont les contours restent flous dans un coin de notre esprit, mais qui, on s’en persuade, existe bel et bien, au moins à l’état de projet ». Est-ce que, pour toi, le terme d’eldorado se rapproche de la notion de « bonheur », avec son lot de fantaisies et d’abstraction ?

L’eldorado peut effectivement ressembler au bonheur, mais également à une frustration qui pourrait progressivement se transformer en motivation. Par exemple, certains personnages sont insatisfaits par l’absence de leur eldorado ; au contraire d’autres personnages acceptent cette tragédie de ne pas réussir et de se contenter de ce qu’ils ont déjà ; comme une sagesse.  

À propos du voyage extérieur, y a-t-il une raison particulière pour avoir choisi des lieux comme l’Italie, le Brésil ou la forêt amazonienne ?

À travers son histoire, Odile d’Amato m’a littéralement transportée et, même si je n’ai pas d’attachement particulier avec ces endroits, elle a réussi à piquer mon intérêt avec ses anecdotes presque romanesques, notamment sur les diasporas portugaises et italiennes. En vivant en Australie, j’ai pu constater que les deux cultures, italiennes et australiennes, fusionnaient parfaitement entre elles. À l’époque, énormément d’européens sont partis en quête de richesse en Australie parce que des territoires étaient à peupler et de l’or attendait d’être trouvé. Malgré tout, même si le mélange est présent, chacun garde encore la culture de son pays d’origine. Ce tiraillement social est assez fascinant.

A contrario, le voyage intérieur est une thématique importante de ton roman. Quels personnages semblent s’y adapter le plus ?

Chez Gina, on découvre un grand changement, physique et psychologique, parce que tous les évènements au cours de ses voyages auront un impact sur ses choix de vie. Bien qu’elle garde ses convictions, elle n’hésite pas à changer de cap, car les évènements extérieurs viennent bouleverser sa vie intérieure…

Pourquoi avoir choisi de commencer le roman par Marco ? 

Marco ne part de rien. Il revient dans son village natal comme une page vierge, comme un nouveau-né qui n’a plus aucune base. À cause des dégâts générés par la guerre, Marco renaît à nouveau afin de tout reconstruire, de A à Z. C’est important de commencer un livre par une page vierge comme ce personnage, malgré l’impact des futures générations qui porteront, en eux, le traumatisme du grand-père. Le roman fait une sorte de boucle parce que Gina et Ernesto doivent se construire en endossant le poids de leur héritage, pour débuter par Marco qui repart de zéro. C’est un cheminement de vie où l’histoire commence par un chamboulement du monde et où tout doit être reconstruit, y compris le monde idéologique. 

Qu’est-ce qui t’a donné envie d’écrire un roman et de le publier ? As-tu des petits rituels d’écriture ? 

Au niveau de mes rituels, je fais souvent des plans de chapitre pour m’y retrouver, imaginer un élément perturbateur, décrire les environs, les odeurs, les sensations. Le plan n’est jamais précis. J’ai juste à me poster devant ma feuille blanche et les idées affluent dans mon esprit. L’écriture me permet d’évoquer des sujets qui me tiennent à cœur et l’intrigue de mes romans est un moyen pour parler de mes débats intérieurs et des problématiques sociétales sur lesquelles je m’interroge. 

Selon toi, est-ce que l’intrigue d’Eldorado peut faire écho à l’actualité (notamment avec la guerre en Ukraine) ? Qu’est-ce qui t’a poussée à traiter d’un thème historique ?

Eldorado fait complètement écho à l’actualité. Tout fait référence à un sentiment d’appartenance. Pourquoi fuir un pays en guerre ? Pourquoi y rester ? Pourquoi blâmer ceux qui s’en vont ? Pourquoi célébrer ceux qui veulent se battre alors que la plupart des conflits ne les concernent pas ? Tous ces thèmes universels comme la transmission, la résilience, le tiraillement ou l’insatisfaction chronique sont des matières sur lesquelles je me penche, notamment pour Eldorado parce que ce livre est le support que j’ai trouvé pour en parler. 

Pourquoi as-tu choisi les Éditions Kaplume pour éditer ton premier roman ?

J’ai effectué des recherches pour trouver cette maison d’édition et les sujets de mon intrigue collaient parfaitement avec la ligne éditoriale que propose Kaplume. Le thème de l’exil, notamment, est un sujet qui m’importe. Comprendre comment le voyage transforme et fait évoluer les gens, au fil des rencontres, est très enrichissant. J’ai adoré le premier contact avec Julie, l’éditrice et fondatrice de Kaplume, et son roman, Racines d’Elles, qui se passe en Birmanie, un endroit qui reste l’un de mes pays phares ! J’ai également été séduite par le fait que la maison soit jeune et qu’il y ait beaucoup de femmes. 

Un petit bonus pour donner envie aux lecteurs de lire ton livre ?

Ce roman, je pense, parlera à tout le monde. L’eldorado est cette petite étincelle qui nous galvanise tous. Chacun peut se reconnaître dans cette histoire, car cet élan est propre à l’humanité. Je crois que le voyage est le moyen le plus sûr de trouver son eldorado 🙂

 

Précommandez Eldorado dans la boutique en ligne Kaplume !

Merci et bravo à Fanny,

L’équipe Kaplume

 

Interview de Benjamin Bousquet, auteur du roman Les Étoiles fuyantes !

Aujourd’hui, nous vous présentons Benjamin Bousquet, auteur du roman Les Étoiles fuyantes (Parution le 20 janvier 2022)

 

 

Bonjour Benjamin ! Ton roman Les Étoiles fuyantes sort le 20 janvier, que ressens-tu à l’approche de cet événement ? 

Une certaine hâte, bien-sûr, mais aussi une envie d’échanger avec les lecteurs, à la fois à propos du métier de journaliste, qui est au cœur du roman, et de la destinée des personnages, auxquels, je l’espère, les lecteurs vont s’attacher.

Le titre de ton roman est intrigant, pourquoi avoir choisi Les Étoiles fuyantes

Je souhaitais un titre à la fois poétique, plein de beauté et qui suscite l’interrogation. Celui-ci trouve son explication dans le livre…

Tu as déjà publié un essai, Journaliste, l’ennemi qu’on adore, aux Éditions du Panthéon en 2017, qu’est-ce qui t’a poussé à aller vers l’écriture d’un roman ? 

Mon premier essai résultait d’une réflexion sur mon métier qui suscite parfois de vives critiques. C’était un exercice intéressant, mais ce que j’aime par-dessus tout, c’est écrire, imaginer… Dans mon quotidien, je m’occupe de relater les faits. L’écriture d’un roman permet d’aller au-delà, de créer un univers…

Ton livre démarre le jour du retour en France de Max, Étienne, Valentin et Jonathan, quatre journalistes détenus par le groupe terroriste Boko Haram au Nigeria pendant un an, que souhaites-tu raconter au lecteur ?

Quand des journalistes -ou non journalistes d’ailleurs- sont otages, les mouvements de soutien sont nombreux, jusqu’à leur libération. Mais bien souvent, on aborde assez peu “l’après”. La reconstruction, la joie de vivre, les souvenirs… Tout cela est un long processus pour réparer. C’est ce que j’ai souhaité raconter à travers le parcours de ces quatre personnalités, car nous ne raisonnons pas tous de la même façon devant un obstacle.

Tu es journaliste depuis dix ans, au quotidien La Croix depuis trois ans et tu as exercé en Afrique pendant deux ans. Comment ces expériences ont-elles influencé ton écriture ?

Je me suis rendu au Nigeria le temps d’un reportage qui fut très marquant. Être confronté à une autre culture, à d’autres us et coutumes, permet d’élargir son horizon et de mieux comprendre les enjeux du monde actuel. Cette expérience m’a bien-sûr servi pour construire la trame de mon récit, mais ce qui m’a saisi, en Afrique, c’est que certaines régions sont parmi les plus pauvres du globe et pourtant, un sentiment bizarre nous fait dire que nous sommes là au cœur du berceau du monde…Par ailleurs, la spiritualité m’intéresse et c’est un thème fort dans un journal comme La Croix

Tu abordes la thématique de la restriction de liberté, de l’isolement, et les conséquences que cela peut avoir sur la vie psychique d’un individu. Est-ce que tu penses que cela peut refléter une partie de ce que nous avons vécu ? 

Les personnages du roman sont confrontés à une restriction de liberté qui va bien au-delà des contraintes sanitaires que nous connaissons depuis deux ans. Ceci dit, l’homme aspire profondément à être libre, et c’est intéressant d’interroger sa destinée dès lors qu’il se retrouve privé de cette liberté. Les réactions sont alors presque aussi imprévisibles et différentes qu’il existe d’êtres humains.  

En tant que journaliste, l’écriture d’une fiction a-t-elle été difficile ? On peut imaginer que c’est un exercice très différent du travail journalistique… 

Il est différent et prenant ! S’il fallait définir le journalisme, je dirais : « Raconter le monde tel qu’il est et non tel qu’on aimerait qu’il soit ». À l’opposé, être un auteur de roman se rapprocherait de : « raconter le monde à travers l’imaginaire ».

Même si l’objectivité totale est sans doute impossible à atteindre en tant que journaliste, c’est ce vers quoi nous devons tendre. La fiction permet, quant à elle, de créer un univers, des personnages et d’exprimer son imagination. J’ai sans doute besoin des deux : de mon métier, que j’essaye de mener le plus professionnellement possible, et de mon plaisir d’écrire, qui me permet de m’évader et, je l’espère, d’évader les lecteurs.

 

En parlant de ton métier, tu as récemment interviewé l’ancien chef de l’État, F. Hollande. As-tu des secrets à nous confier… ? 

Motus et bouche cousue ! C’était une rencontre très enrichissante et peu banale. J’ai pris beaucoup de plaisir à interviewer l’ancien Président de la République dans le cadre d’un documentaire regroupant les témoignages d’anciens et anciennes candidates à une élection présidentielle, où chacun raconte, d’un point de vue très humain, son expérience (ses sensations, la tension, la fatigue, la violence aussi..). C’est un très joli projet ! 

 

Revenons-en à ton livre… La couverture représente une lumière couchante sur un ciel étoilé, que souhaites-tu que cela inspire aux lecteurs ?

Il faut souligner que cette couverture est très belle et saluer le travail de l’équipe et la graphiste Kaplume ! La lumière couchante sur un ciel étoilé montre qu’un jour s’achève et qu’un autre est sur le point de débuter, avec tous les espoirs qui y sont attachés… Cela marque aussi le début du roman, le jour où nos quatre journalistes arrivent en France, après leur libération. Une nouvelle vie pleine d’espoirs leur est offerte… Vont-ils la saisir ?

Finalement, que dirais-tu aux lecteurs pour qu’ils aient envie de lire ton livre ? 

L’évasion, les obstacles de la vie, la résilience et la notion de seconde chance sont au cœur de ce roman… Je crois que toutes ces notions reflètent un peu la période actuelle.

Une petite question bonus pour notre équipe ! Tu as choisi de travailler avec les Éditions Kaplume, es-tu satisfait de cette collaboration ? 

Quand on a l’opportunité de travailler avec une maison d’édition à la fois bienveillante et exigeante, à la fois dans le conseil et dans l’écoute, le tout avec une approche très humaine, pourquoi hésiter ?

 

Merci !

 

Commandez Les Étoiles fuyantes dans la boutique en ligne Kaplume !

Merci et bravo à Benjamin,

L’équipe Kaplume

 

© Photo avec F. Hollande : Brice Martinat

 

Interview de Phanie Tesse, auteure du roman Chacune a un rêve…

Aujourd’hui, nous vous présentons Phanie Tesse, auteure du roman Chacune a un rêve… (Parution le 7 octobre 2021)

Bonjour Phanie ! Votre roman Chacune a un rêve… sort le 7 octobre, que ressentez-vous à l’approche de cet évènement ? 

Je suis ravie, c’est en effet un rêve qui se réalise… Mais je ressens aussi un peu d’appréhension…

Dans cette histoire, Sarah et Isabelle échangent leur maison pour quelques semaines. Comment vous est venue cette idée ? 

J’avais moi-même, à ce moment-là, deux logements : une maison dans le Sud-Ouest et un appartement à Paris. J’ai grandi dans le Sud-Ouest, j’y suis viscéralement attachée. Petite-fille de paysan, j’adore être immergée dans la nature et accueillir l’énergie de la terre. J’aime aussi beaucoup l’énergie de Paris, sa culture, la chance qu’elle peut offrir à ses habitants. J’ai ce côté très citadine. Chacune de ces deux régions dispose de richesses. C’est une dualité que j’ai voulu exploiter dans mon roman. Voilà d’où m’est venue l’idée d’échange de maisons…

Vous abordez, tout au long de votre roman, d’importants sujets de société comme le deuil, la place des femmes, les difficultés liées au métier d’infirmière… Pourquoi avoir choisi ces thèmes ?

Il n’y pas de deuil sans vie et il n’y a pas de vie sans deuil. Concernant la place des femmes, c’est un sujet qui m’anime depuis toujours. Je tenais à mettre en lumière la bienveillance féminine qui est, je pense, un atout dans nos sociétés. En ce qui concerne le métier d’infirmière, j’ai vécu des moments difficiles il y a deux ans, j’ai cumulé les séjours dans les hôpitaux parisiens. C’est ce qui m’a amenée à aborder le sujet dans mon roman. 

Vos deux personnages essaient de se réconcilier avec elles-mêmes. Est-ce juste de dire que vous présentez le voyage comme un moteur de résilience ? 

Oui ! Le temps, le mouvement, les rencontres… sont de puissants moteurs de résilience, tout ce que le voyage englobe finalement 🙂

À travers Sarah, vous évoquez le retour à la simplicité, est-ce important pour vous ? 

La simplicité, c’est être empli de grâce, être ancré dans le monde. La simplicité nous permet de nous rappeler qui nous sommes… 

Pensez-vous que votre roman, qui incite au changement, au voyage, à l’évasion, aura une résonance particulière en cette période ?

Oui. Depuis plus d’un an, on constate que l’exode urbain s’effectue en masse… Je pense que nous avons tous besoin de voir autre chose, d’avoir d’autres repères, de ralentir, de partir pour mieux revenir… Nous sommes souvent submergés par les technologies, les vagues d’informations remplies d’anxiété, nous avons besoin de voyage, extérieur mais aussi intérieur. Prendre soin de soi, ne pas culpabiliser, ça fait partie de la vie. C’est notre écologie personnelle.

Vous abordez également des thèmes liés à la protection de l’environnement, comme l’agriculture biologique. Pourquoi ? 

Car cela me touche profondément. La maison d’Isabelle est la maison dans laquelle j’ai grandi, en haut d’une colline, entourée de forêt. Mes parents étaient très sensibles au respect de la nature. Je pouvais voir les chevreuils et les sangliers en me levant le matin, il y avait des chevaux à la fenêtre. Nous vivions en symbiose avec l’environnement, j’en garde un merveilleux souvenir. Cette citation d’ Antoine de St-Exupéry résonne beaucoup pour moi : “Nous n’héritons pas de la Terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants”…

Vos personnages féminins tissent entre elles des relations fortes et touchantes. La sororité est un thème qui vous tient particulièrement à cœur ?

Oui, tout à fait ! Quand on se regroupe, nous avons moins peur de parler de nos expériences, de pleurer, d’être sensible… Au-delà de la sororité, se montrer telle que l’on est, dans notre authenticité, est ce qui nous rend heureux et profondément humains. 

Parlez-nous un peu de votre manière d’écrire. Dans quel environnement avez-vous écrit ce roman ?

Je l’ai écrit entre Paris et le Sud-Ouest, puis à l’hôpital, pendant ma grossesse. J’ai pu terminer ce roman après la naissance de mon bébé. J’ai également un petit rituel pour écrire ! J’ai besoin de me remettre dans un état de sensibilité, je relis donc d’abord des textes que j’ai écrits, en écoutant de la musique ou dans le silence complet et je m’entoure de livres. Je ne peux pas écrire si je n’ai pas de livres autour de moi…

Est-ce que le fait de devenir maman a influencé votre écriture ? 

J’ai beaucoup moins le temps d’écrire, mais j’ai beaucoup plus de sensibilité. Devenir mère est un grand bouleversement pour une femme. J’espère d’ailleurs faire passer le message que la vie est belle, que l’on soit maman ou pas ! C’est extraordinaire d’avoir un enfant, mais c’est aussi extraordinaire de ne pas en avoir. 

Finalement, pourquoi avez-vous choisi les Éditions Kaplume pour éditer ce roman ? 

J’ai peut-être choisi les Éditions Kaplume, mais ce sont surtout elles qui m’ont choisie ; toute l’équipe m’a donné cette chance ! La ligne éditoriale convenait très bien à mon roman et c’est une maison d’édition humaine, sensible et bienveillante, ce qui est vraiment très important pour moi. 

Une dernière chose à ajouter, quelque chose que vous aimeriez partager avec les lecteurs ?

J’espère qu’ils seront touchés par Sarah et Isabelle et qu’ils n’hésiteront pas à me faire des retours, qu’ils soient positifs ou négatifs 🙂

Merci Phanie et… Bonne chance !

Merci !!   

 

Commandez Chacune a un rêve... dans la boutique en ligne Kaplume !

Merci et bravo à Phanie,

L’équipe Kaplume

 

Interview de Justine Martin, auteure du roman Une vie de voyages !

Aujourd’hui, nous vous présentons Justine Martin, auteure du roman Une vie de voyages (Parution le 10 juin 2021).

– Bonjour Justine, votre premier roman, Une vie de voyages, sort le 10 juin 2021. Qu’est-ce que cet événement représente pour vous ?

C’est la réalisation d’un rêve, j’ai toujours souhaité écrire un livre ! Quand j’ai envoyé le dernier chapitre d’Une vie de voyages à l’éditrice des éditions Kaplume, j’ai eu l’impression de me séparer des personnages que j’avais créés pendant un an. Tandis que je les remodelais, je me retrouvais en eux et vivais dans leur quotidien… Je me suis demandé ce que j’allais faire de mon temps libre. J’avais peur de m’ennuyer… Finalement, le 10 juin est comme un accouchement “programmé”. Une vie de voyages a germé pendant un an et il est désormais temps pour moi de le laisser s’en aller vers les lecteurs… 

– Vous avez écrit ce roman en un mois lors du premier confinement, que retenez-vous de cette expérience ? Est-ce juste de parler “d’écriture intuitive” ? 

Cette période à été très forte pour moi, j’ai vécu quelque chose d’extraordinaire. J’ai commencé à écrire mon livre sans avoir fait aucun plan préalable, et je ne sais pas d’où est sortie toute cette inspiration ! L’intrigue et les péripéties se sont enchaînées naturellement, les personnages se sont créés sans que je ne prévois rien… Je me réveillais parfois la nuit avec des flashs sur ce que je devais écrire. Alors je pense qu’on peut en effet parler d’écriture intuitive. J’allais régulièrement au bord du Lac Léman, j’étais inspirée par un oiseau, un arbre, une musique… Cela se ressent dans Une vie de voyages, les cinq sens sont souvent décrits. L’écriture s’est tout simplement manifestée comme un besoin naturel et instinctif. Je n’ai connu aucun syndrome de la page blanche. La méditation m’a aussi beaucoup accompagnée ! 

– En mars 2020, les mots ont-ils été un moyen de vous échapper, de contourner les restrictions qui nous étaient imposées ?

L’expérience du confinement a progressivement laissé place au calme, au silence et à l’introspection… Je me suis recentrée sur moi-même, sans aucune distraction ou sollicitation extérieure, car je n’ai ni internet, ni la télévision. J’avais envie d’écrire depuis plusieurs années, mais je n’avais jamais trouvé le temps… Le premier confinement a donc été pour moi l’occasion de me plonger dans l’écriture et d’ouvrir les portes de mon imaginaire. Un jour, je me suis installée devant mon ordinateur et tout est sorti… J’ai revisité des lieux qui m’étaient chers, j’ai voyagé en étant confinée et j’ai ainsi (re)vécu des moments magiques à travers la création de mes personnages !

– Votre titre est une promesse d’évasion… Que diriez-vous aux lecteurs pour qu’ils emportent Une vie de voyages dans leur valise cet été ?! 

Une vie de voyages est un livre dans lequel tout le monde peut se retrouver ! C’est une histoire qui se passe en été et qui fait du bien, une lecture joyeuse, lumineuse et gaie… Mes personnages se rendent au bord du lac Léman et dans les montagnes, mais également au bord de la mer, en Ardèche, en Italie… C’est aussi l’histoire d’une belle rencontre, que chacun peut faire au cours de ses propres vacances ! Enfin, Une vie de voyages ouvre les yeux sur la beauté des choses qui nous entourent et les plaisirs simples que peuvent être la caresse du vent, le chant des oiseaux, un pied dans l’eau… Je voudrais dire au lecteur de se laisser bercer par la vie et le lâcher-prise le temps de quelques pages. 

– Si la couverture, très lumineuse, du roman Une vie de voyages faisait écho à un seul passage de votre livre, quel serait-il ? 

Cette question est très compliquée… Si je devais choisir un seul passage du livre, ce serait la rencontre entre Capucine et l’auto-stoppeur, Luis, dans la deuxième partie du livre. Elle a lieu dans le van turquoise et symbolise la joie, la spontanéité, l’aventure et l’inattendu… 

– La nature occupe une place prépondérante dans votre récit, quel lien entretenez-vous avec elle ? Et avec le voyage ?

Je vis au bord du Lac Léman, endroit où j’ai écrit mon livre. À mes yeux, la nature est un besoin, une évidence. Je l’explore durant toutes les saisons : en été pendant les randonnées, en hiver sur des skis… Même dans mes habitudes de vie et mes convictions éthiques et personnelles, le lien à l’environnement est prépondérant : je suis végétarienne et me soucie beaucoup de la souffrance animale, j’ai une démarche de consommation zéro déchet… Quant au voyage, c’est ma passion. Je travaille pour voyager et parcourir le monde. La destination qui m’a le plus marquée était l’Asie, je l’évoque dans Une vie de voyages, cela m’a fait prendre conscience de la chance que l’on a de vivre dans de “bonnes” conditions de vie. J’aime aussi découvrir notre France incroyable, belle et différente d’un département à l’autre… 

– Vous travaillez au sein d’une clinique de neurologie, pneumologie et traumatologie. En quoi votre travail a-t-il influencé votre écriture ? 

J’ai passé un diplôme sur les troubles du comportement alimentaire avec une approche psychologique et comportementale. Dans mon métier, j’aide mes patients, souvent des femmes, à prendre du recul sur leurs habitudes alimentaires et à comprendre pourquoi et comment ils mangent… C’est souvent l’occasion de parler de certains traumatismes de vie, et ces moments-là sont extrêmement riches en émotions. Mes patientes ont eu une grande influence sur mon livre, parce qu’elles ont des histoires de vie parfois très compliquées. Et elles sont fortes, ces femmes. Grâce à elles, c’est comme si je vivais plusieurs vies. C’est ainsi que j’aborde dans mon roman le désir d’adoption de Zoé… Mon travail a donc influencé l’écriture d’Une vie de voyages, dans la description et le partage des émotions de mes personnages, dans ce désir d’aider l’autre et de le porter, dans la bienveillance…

– Finalement, pourquoi avez-vous choisi les éditions Kaplume pour la publication de ce roman et quelle est votre plus belle expérience au sein de cette maison d’édition ?

Je me rappelle encore du jour où j’ai découvert Kaplume sur Instagram et où j’ai pris contact avec Julie, l’éditrice. Il y avait cet instinct en moi qui m’attirait vers la maison Kaplume… Sans hésitation, ma plus belle expérience lors de cette aventure éditoriale a eu lieu le 10 juin 2020, lorsque Julie m’a appelée et que nous sommes restées au moins une heure au téléphone. Je ne la connaissais pas encore, c’était le premier contact que j’avais avec quelqu’un du milieu de l’édition à propos de mon livre, et il y a tout de suite eu un feeling et une complicité entre nous. Nous avions la même façon de penser… J’ai eu des réponses positives de la part d’autres maisons d’édition, mais elles ne me proposaient pas de relecture éditoriale. Or, j’avais justement besoin d’apprendre ! Je ne me considérais pas encore assez expérimentée dans l’écriture, et Julie m’offrait l’opportunité de progresser… J’ai vu dans Kaplume la promesse d’une belle aventure humaine. Nous allions pouvoir faire progresser mon livre et le rendre encore meilleur ! La simplicité de Kaplume m’a séduite. Sans parler du fait que mon livre correspondait parfaitement à la ligne éditoriale du voyage intérieur et extérieur…

– Avez-vous quelque chose à ajouter ? Un secret pour les lecteurs… Merci ! 🙂 

Je vis un rêve depuis un an. J’y ai cru l’année dernière en envoyant mon livre, et je dirais qu’il faut toujours croire en ses rêves, même si cela peut paraître, parfois, utopiste. Il faut se lancer, avoir confiance en soi et en la vie, se servir de ses peurs comme d’une impulsion. On a qu’une vie et il nous appartient de tout tenter pour la vivre pleinement. Alors, allez-y, foncez !

 

Commandez Une vie de voyages dans la boutique en ligne Kaplume !

Merci et bravo à Justine,

L’équipe Kaplume

Mélanie Lauzin, auteure et illustratrice du Petit manuel pratique pour une exploration intérieure.

Aujourd’hui, nous vous présentons Mélanie Lauzin, auteure du livre Petit manuel pratique pour une exploration intérieure (Paru le 3 décembre 2020).

– Bonjour Mélanie. Votre premier livre sort le 3 décembre, que représente cet événement pour vous ? Pourriez-vous présenter votre ouvrage rapidement ?

Il représente l’aboutissement d’un cheminement personnel et professionnel. Comme un fruit qui a maturé, qui est gorgé de soleil, de vitamines et qui est prêt à être partagé.

Petit manuel pratique pour une exploration intérieure est  un guide afin de s’aider soi-même dans cette aventure qu’est la vie. Conçu comme un carnet intime, il propose de visiter quarante thèmes (l’amour, l’intuition, la nature, la sagesse…) par le biais d’œuvres d’art, de métaphores, d’exercices et d’outils pratiques faisant appel à l’écoute de soi, à la créativité et à l’imagination.

 

– Vous êtes thérapeute et peintre, qu’est-ce qui vous a donné « l’impulsion » pour vous lancer dans ce projet d’écriture ?

Principalement l’envie de partager. J’ai eu la chance de rencontrer des personnes éclairantes dans mon parcours, j’ai toujours cherché à comprendre et mettre du sens sur ce que je vivais, sur mes fonctionnements. Alors à mon tour,  j’ai souhaité transmettre des outils, des éléments de réflexion. J’ai aussi vécu des périodes où je n’ai pas été heureuse dans ma vie et j’ai toujours fait en sorte de les sublimer : ce livre en est un exemple.

– L’art vous inspire-t-il dans votre vie ? Si oui, comment ?  

L’art est essentiel dans mon quotidien, il est vital pour moi. Lorsque je crée, je suis remplie de joie, de vie. Comme une enfant qui joue, qui invente. Je suis à l’écoute de mes sensations profondes. L’art m’anime, il m’habite !

– Vous montrez, à travers votre récit, que les épreuves peuvent être transcendées. Que pouvez-vous nous dire à ce sujet ?

Nous sommes tous amenés à vivre des épreuves, à rencontrer des difficultés. Dans un certain sens, cela fait partie de nos existences. Ce qui peut faire la différence, c’est notre positionnement : comment puis-je utiliser ce qui m’arrive de la meilleure façon possible ? Personnellement, les moments de douleur et d’épreuves m’ont poussée à aller plus loin, plus profondément dans la réalisation de mes désirs profonds, à explorer de nouvelles solutions, de nouveaux comportements pour finalement chercher à être bien avec moi-même.

– Après avoir été enseignante en CP pendant dix ans, vous avez le projet de créer une école alternative. Quelles sont les raisons et pouvez-vous nous en dire plus ?

Il est primordial pour moi d’accompagner les enfants à découvrir leur potentiel afin qu’ils deviennent des adultes responsables et autonomes, pas seulement d’un point de vue « intellectuel » mais aussi « émotionnel ». Nous savons que proposer des cours du bonheur ou valoriser l’intelligence émotionnelle permet de mieux se connaître, d’être bien avec soi et donc avec les autres. Valoriser la créativité tout en maintenant bien sûr une exigence concernant les apprentissages fondamentaux fait partie des lignes directrices de ce projet.

– Comment avez-vous vécu ces périodes de confinement et que pensez-vous que cela apportera ?

J’ai très bien vécu le premier confinement : j’ai peint, j’étais en famille, j’ai apprécié le sentiment de liberté puisque je l’ai vécu à la campagne, en étant très proche de la nature. Lors du deuxième confinement, j’ai ressenti davantage de hauts et de bas et j’ai rencontré une peur primitive, l’insécurité financière, qu’il ma fallu surmonter. Je pense que ces périodes ont amené de la réflexion et des prises de conscience. Nous avons pu nous rendre compte de notre interdépendance et de l’importance d’un tissu social de proximité. J’ai vu de très belles initiatives et cela donne beaucoup d’espoir sur notre capacité à nous adapter, à trouver de nouvelles solutions – plus justes – et à faire attention à autrui.

– À qui s’adresse votre livre ? Qu’est-ce que vous diriez à ceux qui hésitent à se le procurer ?

Ce livre s’adresse aux personnes qui ont envie de prendre enfin du temps pour elles, qui souhaitent se reconnecter à leur intériorité. Ou tout simplement aux personnes qui souhaitent se détendre et retrouver le plaisir de créer.  Tout cela dans le respect de soi, dans la joie et la légèreté. Je leur dirais « Soyez audacieux ! Vous ne pouvez que faire une belle rencontre avec ce livre : vous-même ! »

– Vous avez choisi de travailler avec Kaplume, pourquoi ? Êtes-vous satisfaite ?

J’en suis pleinement satisfaite car j’y ai trouvé des valeurs essentielles à mes yeux et qui correspondaient totalement à la philosophie de ce livre. L’importance de l’autre, de la bienveillance, du dynamisme et du professionnalisme ! Ce livre est en accord avec les valeurs véhiculées par Kaplume.

– Avez-vous quelque chose à ajouter ? Comme un secret inavoué…  

Un secret inavoué… ? Du 1er au 25 décembre, tous les matins, le tube de Noël de la grande Mariah va résonner dans ma salle de bains…évidemment accompagné de la chorégraphie qui va avec… 😉

 

Commandez Petit manuel pratique pour une exploration intérieure dans la boutique en ligne Kaplume !

Merci et bravo à Mélanie,

L’équipe Kaplume

Angélique Garcia, auteure de Quand il fait nuit dans le ciel.

Aujourd’hui, nous vous présentons Angélique Garcia, auteure du livre Quand il fait nuit dans le ciel (Paru le 17 août 2021).

 

– Bonjour Angélique. Votre premier livre sort le 17 août, que représente cet événement pour vous ? 

Un aboutissement et la concrétisation d’un rêve. J’avais besoin de sortir ce récit, de le « lâcher », comme un ultime hommage à Simon et pour que les pages du nouveau livre, du nouveau chapitre que j’ai ouvert soient plus légères encore. C’est d’abord symbolique ! Je suis plutôt impatiente et un peu excitée aussi. J’ai hâte que mes proches le découvrent ainsi que les lecteurs.

– Vous êtes journaliste depuis plus de dix ans, au-delà de votre histoire, qu’est-ce qui vous a donné « l’impulsion » pour vous lancer dans un projet littéraire ?

La nécessité, le besoin urgent et vital de poser par écrit ce que j’avais à l’intérieur de moi et ce que je vivais et que je ne pouvais pas exprimer d’une autre façon à ce moment-là. Etant donné que l’écriture est un medium que j’ai l’habitude d’utiliser, c’est naturellement que je suis allée vers celui-ci. De plus, les témoignages écrits m’ont beaucoup aidée dans cette épreuve, alors je me suis dit que si le mien peut réconforter, soutenir des personnes qui vivent la même épreuve, alors il fallait y aller ! C’est donc une forme de modeste reconnaissance à l’égard de l’écriture et des livres. Enfin, l’encouragement de quelques amies et la rencontre d’une thérapeute qui m’a accompagnée tout au long de ce travail d’écriture m’ont donné l’impulsion finale.

– Quelles sont, à vos yeux, les différences entre l’écriture journalistique et l’écriture littéraire ?

Ce n’est pas le même travail. Je n’ai pas écrit le récit comme j’écris un article de presse. Avec l’écriture journalistique, on tend le micro, on ne parle pas en son nom et on se doit d’être le plus objectif possible dans un ton qui se veut efficace, pédagogique… Dans l’écriture littéraire, on cherche la subjectivité qu’elle soit portée par l’auteur narrateur ou par la voix de personnages qu’il invente, le style est plus poussée, plus recherché… Il y a plus de liberté dans la création…

– Vous montrez, à travers votre récit, que les épreuves de vie peuvent faire naître de grandes formes d’amour. Que pouvez-vous nous dire à ce sujet ?

Oui j’ai expérimenté d’autres formes d’amour que je n’avais, je pense, jamais vraiment exploré jusqu’ici. Un amour qui dépasse les frontières de la matière, de la chair, du temps, de l’espace… Un amour qui se vit en intimité avec soi-même tout en étant relié à ce qui nous entoure. Également, cette épreuve a ravivé la beauté des liens cultivés avec les proches. Puis, ce chagrin m’a permis de voir la nature et ses trésors comme jamais auparavant, mes sens étaient comme exacerbés. Mais je n’en dirai pas plus, je vous laisse découvrir ça dans mon livre 😉

– Vous êtes aussi professeure de yoga, comment cette discipline s’intègre-t-elle dans votre quotidien ? Diriez-vous que le yoga a changé votre vie ? Faites-vous un lien entre le yoga et l’écriture ?

Le yoga m’a aussi beaucoup aidé pendant la maladie de mon compagnon, notamment à rester le plus centrée possible dans des moments de « crise ». La pratique m’a ensuite soutenue après son départ jusqu’à ce que d’heureuses synchronicités m’amènent à me former à son enseignement et à l’enseigner. Plonger dans la pratique posturale, respiratoire, la philosophie des Yoga-sutras, le chant m’aident à garder une posture intérieure. Le yoga m’ouvre des espaces de liberté. Pour ce qui est du lien avec l’écriture, je dirais que l’un comme l’autre exigent une discipline pour aller au bout du projet ainsi qu’un certain discernement…

– Qu’est-ce que vous diriez à ceux qui hésitent à lire votre livre ?

« Écoutez les oiseaux, ils vous diront quoi faire ! »

– Vous avez choisi de travailler avec Kaplume, pourquoi ?

C’est une très belle expérience. Tout au long de ce travail d’édition, il y a eu et il y a encore une belle écoute et communication entre Kaplume et moi, un grand respect mutuel et une transparence. Avec Kaplume, j’ai pu rester libre et maître de mon récit tout en profitant d’un nouveau réseau de distribution pour la remise en vente de mon ouvrage !

– Concrètement, quels sont les services proposés par Kaplume qui vous ont été les plus utiles ?

En tout premier, le service « moral », c’est-à-dire les conseils, le soutien et la disponibilité de Julie, l’éditrice. Je n’ai pas été seule pour l’écrire puisqu’accompagnée par une thérapeute tout comme je n’ai pas été pas seule pour l’éditer. Malgré tout, j’ai gardé ma liberté qui m’était chère dans ce projet.

– Avez-vous quelque chose à ajouter ? Comme un secret inavoué…

Merci Julie et à toute l’équipe de Kaplume ! Ce n’est pas le moment pour moi d’avouer des secrets 😉

 

Commandez Quand il fait nuit dans le ciel dans la boutique en ligne Kaplume !

Merci et bravo à Angélique,

L’équipe Kaplume