Aujourd’hui, nous vous présentons Angélique Garcia, auteure du livre Quand il fait nuit dans le ciel (Parution le 2 juin 2020 : précommandes disponibles sur le site).

 

– Bonjour Angélique. Votre premier livre sort le 2 juin, que représente cet événement pour vous ? 

Un aboutissement et la concrétisation d’un rêve. J’avais besoin de sortir ce récit, de le « lâcher », comme un ultime hommage à Simon et pour que les pages du nouveau livre, du nouveau chapitre que j’ai ouvert soient plus légères encore. C’est d’abord symbolique ! Je suis plutôt impatiente et un peu excitée aussi. J’ai hâte que mes proches le découvrent ainsi que les lecteurs, d’autant que le confinement ne m’a pas permis de le sortir début avril comme prévu, il a fallu patienter deux mois.

– Vous êtes journaliste depuis plus de dix ans, au-delà de votre histoire, qu’est-ce qui vous a donné « l’impulsion » pour vous lancer dans un projet littéraire ?

La nécessité, le besoin urgent et vital de poser par écrit ce que j’avais à l’intérieur de moi et ce que je vivais et que je ne pouvais pas exprimer d’une autre façon à ce moment-là. Etant donné que l’écriture est un medium que j’ai l’habitude d’utiliser, c’est naturellement que je suis allée vers celui-ci. De plus, les témoignages écrits m’ont beaucoup aidée dans cette épreuve, alors je me suis dit que si le mien peut réconforter, soutenir des personnes qui vivent la même épreuve, alors il fallait y aller ! C’est donc une forme de modeste reconnaissance à l’égard de l’écriture et des livres. Enfin, l’encouragement de quelques amies et la rencontre d’une thérapeute qui m’a accompagnée tout au long de ce travail d’écriture m’ont donné l’impulsion finale.

– Quelles sont, à vos yeux, les différences entre l’écriture journalistique et l’écriture littéraire ?

Ce n’est pas le même travail. Je n’ai pas écrit le récit comme j’écris un article de presse. Avec l’écriture journalistique, on tend le micro, on ne parle pas en son nom et on se doit d’être le plus objectif possible dans un ton qui se veut efficace, pédagogique… Dans l’écriture littéraire, on cherche la subjectivité qu’elle soit portée par l’auteur narrateur ou par la voix de personnages qu’il invente, le style est plus poussée, plus recherché… Il y a plus de liberté dans la création…

– Vous montrez, à travers votre récit, que les épreuves de vie peuvent faire naître de grandes formes d’amour. Que pouvez-vous nous dire à ce sujet ?

Oui j’ai expérimenté d’autres formes d’amour que je n’avais, je pense, jamais vraiment exploré jusqu’ici. Un amour qui dépasse les frontières de la matière, de la chair, du temps, de l’espace… Un amour qui se vit en intimité avec soi-même tout en étant relié à ce qui nous entoure. Également, cette épreuve a ravivé la beauté des liens cultivés avec les proches. Puis, ce chagrin m’a permis de voir la nature et ses trésors comme jamais auparavant, mes sens étaient comme exacerbés. Mais je n’en dirai pas plus, je vous laisse découvrir ça dans mon livre 😉

– Vous êtes aussi professeure de yoga, comment cette discipline s’intègre-t-elle dans votre quotidien ? Diriez-vous que le yoga a changé votre vie ? Faites-vous un lien entre le yoga et l’écriture ?

Le yoga m’a aussi beaucoup aidé pendant la maladie de mon compagnon, notamment à rester le plus centrée possible dans des moments de « crise ». La pratique m’a ensuite soutenue après son départ jusqu’à ce que d’heureuses synchronicités m’amènent à me former à son enseignement et à l’enseigner. Plonger dans la pratique posturale, respiratoire, la philosophie des Yoga-sutras, le chant m’aident à garder une posture intérieure. Le yoga m’ouvre des espaces de liberté. Pour ce qui est du lien avec l’écriture, je dirais que l’un comme l’autre exigent une discipline pour aller au bout du projet ainsi qu’un certain discernement…

– Qu’est-ce que vous diriez à ceux qui hésitent à lire votre livre ?

« Écoutez les oiseaux, ils vous diront quoi faire ! »

– Vous avez choisi de travailler avec Kaplume, pourquoi ?

C’est une très belle expérience que je ne regrette absolument pas. Tout au long de ce travail d’édition, il y a eu et il y a encore une belle écoute et communication entre Kaplume et moi, un grand respect mutuel et une transparence. Avec Kaplume, j’ai pu rester libre et maître de mon récit tout en ayant le regard et le soutien d’une professionnelle de l’édition, c’est tout ce dont on avait besoin, lui et moi.

– Concrètement, quels sont les services proposés par Kaplume qui vous ont été les plus utiles ?

En tout premier, le service « moral », c’est-à-dire les conseils, le soutien et la disponibilité de Julie, l’éditrice. Je n’ai pas été seule pour l’écrire puisqu’accompagnée par une thérapeute tout comme je n’ai pas été pas seule pour l’éditer. Malgré tout, j’ai gardé ma liberté qui m’était chère dans ce projet. Puis, la mise en relation avec des prestataires de qualité et un réseau qui permet de gagner du temps et de ne pas faire d’erreurs évitables.

– Finalement, comment avez-vous vécu la période de confinement et qu’en avez-vous appris ?

Plutôt bien, comme un retour à l’essentiel malgré une saturation et une impatience à mi-parcours et des interrogations au sujet des lendemains… C’était surtout difficile de ne pas pouvoir voir les proches… Mais cette période m’a permis de prendre du temps pour moi avec mon nouveau compagnon, de vivre autrement, de pratiquer le yoga, de cuisiner, de lire, de me reposer… D’être tournée vers l’intérieur… Vivre une forme d’enfermement et la privation des libertés a été une expérience non dénuée d’intérêt.

– Avez-vous quelque chose à ajouter ? Comme un secret inavoué…

Merci Julie et à toute l’équipe de Kaplume ! Ce n’est pas le moment pour moi d’avouer des secrets 😉

 

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Merci et bravo à Angélique,

L’équipe Kaplume